Gaëlle, globe-trotteuse solaire et passionnée

Gaëlle, c’est l’une des rencontres marquantes de mon « ancienne vie » de journaliste. Une personnalité à la fois discrète et affirmée, attachante et tellement riche de ses voyages. Originaire de l’Île Maurice, elle a su puiser le meilleur de ses mille et une vies de baroudeuse. Rencontre avec cette jeune maman qui depuis quelques mois maintenant a posé ses valises à Montréal.

Salut Gaëlle. Pourrais-tu te présenter s’il te plaît ?

Coucou Jeanne. Je suis Gaëlle, j’ai 33 ans (oups bientôt 34 !) et je vis à Montréal depuis mars 2021. Je suis née et j’ai grandi à l’île Maurice mais j’ai pas mal bougé depuis mes 18 ans. Toronto, Ottawa, région parisienne et maintenant Montréal. J’ai travaillé dans plusieurs secteurs et j’ai eu différentes casquettes. Depuis fin 2020, je travaille pour le Fonds des Médias du Canada en tant que rédactrice en chef.

Et quel serait ton « super-pouvoir »?

J’ai une petite fille de bientôt deux ans qui est donc née au tout début de la pandémie de Covid-19. Et je ne sais pas si ça compte comme super-pouvoir, mais j’ai accouché masquée et au bout de trois jours de travail sans sommeil ! Je pense que le sentiment d’être une héroïne, de se dépasser, peut beaucoup varier en fonction des personnes et des histoires, mais à titre personnel c’est bien pendant ces quelques jours fin mars 2020 que je me suis surprise à trouver des ressources internes insoupçonnées et une force à toute épreuve !

Tu nous parles de ton travail à Montréal ?

Je gère une quinzaine de journalistes anglophones et francophones qui écrivent sur tous les sujets qui touchent de près ou de loin l’industrie des écrans au Canada. Cela peut donc aborder des sujets très variés. On va parler par exemple de l’importance du nouveau métier de coordonateur·trice d’intimité, la personne qui s’assure, sur un plateau de tournage, que les actrices et acteurs soient consultés dans les scènes qui comportent de la nudité ou de l’intimité. On retrouve aussi sur cette plateforme éditoriale des articles sur le métavers, la diversité sur les écrans, l’art de pitcher son film à Netflix… bref c’est cette grande variété de thèmes et de points de vue qui me plaît énormément.

J’ai d’ailleurs commencé ce travail alors que j’habitais en France donc au début c’était un gros défi avec les 6 heures de décalage horaire. Ça s’est arrangé depuis.

Comment arrives-tu à équilibrer vie de famille et travail ?

C’est un défi quotidien, amplifié par la pandémie et le télétravail, à 100% pour moi. L’avantage avec les réveils très matinaux de ma fille, c’est que j’arrive à passer au moins 2 heures de qualité avec elle tous les matins avant d’aller la déposer à la garderie.

Mais l’équilibre se trouve à trois, avec mon mari, qui a connu plusieurs vies en 2021. Papa au foyer, nouvel arrivant, demandeur d’emploi, puis directeur de magasin avec ouverture d’un nouveau point de vente. Nos carrières respectives sont exigeantes mais il y a des temps forts pour chacun et nous essayons au mieux de nous soutenir mutuellement et la priorité reste notre fille.

Et si on s’évadait à présent. Tu nous parles de ton plus beau voyage ?

Très difficile d’en choisir un seul ! Vu les temps qui courent, je vais choisir le dernier vrai beau voyage fait en famille avant la pandémie, un road trip d’une semaine en Andalousie. C’était idyllique… et on dirait presque que c’était une ancienne vie ! Le Sud de l’Espagne pour sa musique, sa richesse culturelle et historique immense, sa cuisine, sa diversité de paysages et son climat.

Voyager est vraiment primordial pour moi. Cela peut sembler exagéré en cette période où nous en sommes très largement privés, mais cela reste une priorité absolue. Voyager pour bien sûr, découvrir, apprendre, s’émerveiller et être dépaysé, mais pour ceux et celles d’entre nous qui sommes d’éternel·les exilé·es, le voyage est primordial pour nous reconnecter à nos origines, proches, notre « source », soi, tout simplement.

Quel est ton prochain projet de voyage justement ?

Il y a eu trop de projets et de plans faits puis tombés à l’eau ces deux dernières années pour réussir à déterminer la prochaine destination avec sérénité mais un rêve à moyen terme ce serait de visiter la Havane et Cuba plus généralement. Et revoir mon île, l’Île Maurice, où je n’ai pas mis les pieds depuis mon mariage il y a près de quatre ans, et qui me manque énormément.

Tu as d’autres passions qui te font vibrer ?

Le théâtre, la comédie et le chant, indéniablement. Et c’est une affaire de famille. La musique, j’y ai été initiée par mon grand frère qui joue de la batterie et qui m’a entraînée vers les premières scènes ouvertes à Maurice, au milieu des années 2000. Pour ce qui est du jeu d’acteur, mon papa est cinéaste et a réalisé la première série télévisée mauricienne, donc j’ai vraiment grandi dans cette atmosphère de tournages, de montage, de castings…

Qu’est ce qu’elles t’apportent au quotidien ?

Une vraie sensation de liberté, et puis c’est un sentiment extraordinaire de partager avec un groupe une aventure théâtrale ou musicale en toute harmonie. Il y a une vraie cohésion qui se crée, l’impression de vivre quelque chose d’unique et qui nous unit !

Si on parlait look maintenant. Dans ta garde-robe on trouve…

Du turquoise pour me rappeler les lagons tropicaux de mon enfance et d’ailleurs toutes les couleurs vives, qui représentent la palette très riche et vibrante de la flore mauricienne. A chaque fois que je mets les pieds à Maurice, cela me prend un moment pour visuellement accueillir et embrasser la vivacité et richesse extrêmes des couleurs de la nature, du ciel… C’est comme si j’avais eu l’impression de vivre en noir-blanc-gris avant ! Et des écharpes colorées pour affronter l’hiver canadien.

Et c’est quoi la « Gaëlle’s touch » ?

Il y en a deux : les boucles d’oreilles et le parfum ! Je trouve que les parfums habillent une personne autant que les vêtements et les accessoires. J’y ai toujours été sensible.

Tu portes des bijoux tous les jours ?

Je porte des boucles d’oreille à chaque fois que je sors, ou presque. Et avec cette nouvelle vie en télétravail, j’ai commencé à en porter aussi à la maison. C’est important de pouvoir se faire ces petits plaisirs quotidiens, que ce soit pour aller à la crèche, au parc ou pour un appel Zoom !

Ton bijou Colette s’apprête préféré

Les Radieuses ! Et celles de la série Vienne plus particulièrement, elles ont une valeur sentimentale car je les portais lors de mon séjour à la maternité.

Note : Je peux vous confirmer que ces boucles sont des gri-gris pour Gaëlle. Ayant perdu l’une d’entre elles l’hiver dernier, elle m’a gentiment demandé de lui refaire un exemplaire pour compléter la paire… qui a bien atterri au Québec depuis !

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